- C’est quoi ? Un analogue synthétique de la GHRH — l’hormone qui commande à l’hypophyse de libérer de l’hormone de croissance. Quarante-quatre acides aminés, stabilisés par un groupe hexénoyl en tête de chaîne. Code de développement : TH9507.
- Combien d’études ? 121 publications indexées PubMed, dont 28 typées essai clinique ou essai randomisé contrôlé (relevé du 09/08/2026).
- C’est le cas le mieux documenté du catalogue. Là où la plupart des peptides de recherche n’ont que des modèles animaux, la tésamoréline a des essais randomisés en double aveugle contre placebo, publiés dans JAMA et dans AIDS.
- Est-ce un médicament ? Oui. C’est un médicament approuvé par la FDA, commercialisé sous le nom Egrifta. Un article de 2024 le formule sans détour : « tesamorelin is the only FDA-approved therapy to treat abdominal fat accumulation in people with HIV » (PMID 38905488).
- Le point que la plupart des pages omettent : toutes les données d’efficacité portent sur une population précise — des personnes vivant avec le VIH et présentant une accumulation de graisse abdominale. Pas sur une perte de poids générale.
Tésamoréline
Tésamoréline : 121 publications dont 28 essais cliniques, et un médicament approuvé par la FDA, Egrifta. Résultats sourcés par PMID et population étudiée.
Cette page documente la molécule. Les dosages, le prix et la disponibilité sont sur sa fiche : Acheter Tesamorelin en France.
Classe analogue de la GHRH · Séquence 44 aa · CAS 218949-48-5 · MW 5 136 g/mol
Identité
| Champ | Valeur |
|---|---|
| N° CAS | 218949-48-5 |
| Séquence | GHRH humaine (1-44), trans-3-hexénoyl en position 1 |
| Formule brute | C221H366N72O67S |
| Masse molaire | 5 136 g/mol |
| Acides aminés | 44 |
| PubChem | CID 16137828 |
L’essentiel en 60 secondes
Ce que les études observent réellement
Cette section rapporte des résultats publiés, avec leur protocole et leur PMID. Elle ne dit pas ce qu’il faut faire : ces substances sont vendues ici pour la recherche en laboratoire, et aucune posologie ne figure sur ce site.
L’essai de référence — JAMA, 2014
Un essai randomisé, en double aveugle, contre placebo, mené au Massachusetts General Hospital sur 50 personnes vivant avec le VIH sous traitement antirétroviral et présentant une accumulation de graisse abdominale. Vingt-huit sous tésamoréline, vingt-deux sous placebo, en sous-cutané quotidien pendant six mois (PMID 25038357).
| critère | tésamoréline | placebo | signification |
|---|---|---|---|
| graisse viscérale | −34 cm² (IC 95 % : −53 à −15) | +8 cm² | effet de traitement −42 cm², p = 0,005 |
| graisse hépatique | −2,0 % de rapport lipides/eau (médiane) | +0,9 % | p = 0,003, effet net −2,9 % |
Les auteurs qualifient leur travail de préliminaire et concluent que « d’autres études sont nécessaires pour déterminer l’importance clinique et les conséquences à long terme de ces résultats ».
Un signal de sécurité y figure, et il compte : la glycémie à jeun a augmenté dans le groupe tésamoréline à deux semaines. C’est cohérent avec le mécanisme — l’hormone de croissance élève la glycémie — et ce n’est pas un détail à écarter.
La confirmation à douze mois — AIDS, 2024
Un essai randomisé en double aveugle sur 61 personnes vivant avec le VIH et une stéatose hépatique métabolique, dont 38 sous inhibiteurs d’intégrase. Quinze sous tésamoréline et seize sous placebo ont terminé les douze mois (PMID 38905488).
| critère | tésamoréline | placebo | signification |
|---|---|---|---|
| graisse viscérale | −25 cm² (médiane) | +14 cm² | p = 0,001 |
| graisse hépatique | −4,2 % | −0,5 % | p = 0,01 |
| rapport tronc/membres | −0,1 | 0,0 | p = 0,03 |
La tolérance était comparable entre les deux groupes, hyperglycémie incluse. Cet essai apporte les premières données dédiées chez les personnes sous inhibiteurs d’intégrase — une classe qui n’existait pas encore au moment des essais de phase III.
Les autres axes publiés
- Diabète de type 2 : un essai de sécurité et d’effets métaboliques (PMID 28617838, PLoS One, 2017).
- Stéatose hépatique : une analyse des signatures transcriptomiques du foie (PMID 32701508, JCI Insight, 2020).
- Fonctions cognitives : un essai sur l’atteinte neurocognitive chez des personnes vivant avec le VIH et une obésité abdominale (PMID 39813152, J Infect Dis, 2025).
- L’essai antérieur, en 2010 : le même critère de graisse abdominale, quatre ans avant l’essai de référence (PMID 20101189, J Acquir Immune Defic Syndr, 2010).
Ce que les études ne montrent pas
C’est la partie que la plupart des pages omettent, et c’est celle qui évite une déception.
- Aucun essai chez une population non VIH pour la perte de graisse. Les 28 essais portent sur la lipodystrophie associée au VIH, la stéatose hépatique dans ce contexte, ou le diabète de type 2. Transposer ces chiffres à une perte de poids ordinaire n’est pas étayé par la littérature citée ici.
- Une réduction de graisse viscérale n’est pas une perte de poids. Les critères mesurés sont des surfaces en centimètres carrés à l’imagerie et des pourcentages de graisse hépatique, pas des kilogrammes sur une balance.
- La glycémie monte. Signalé dans l’essai de 2014, et surveillé dans celui de 2024. Le mécanisme l’explique, et c’est le principal point de vigilance de cette molécule.
- L’effet cesse à l’arrêt. Les essais mesurent à six et douze mois de traitement continu ; aucun ne documente le maintien après interruption.
- C’est un médicament de prescription. Sa posologie relève d’une ordonnance et d’un suivi médical, pas d’une page de catalogue. Elle ne figure donc pas ici, et le fait qu’un essai en publie une n’en fait pas une recommandation.
Statut en France
La tésamoréline est un médicament, approuvé par la FDA aux États-Unis pour l’accumulation de graisse abdominale chez les personnes vivant avec le VIH. Elle n’est pas un complément alimentaire ni un dispositif médical.
Elle est proposée ici comme substance destinée à la recherche en laboratoire, et cette qualification détermine ce que ce site peut écrire. Aucune page de ce site ne fournit de posologie, d’indication ni de conseil d’utilisation — et pour une molécule qui est un médicament ailleurs, cette réserve compte davantage encore.
Identification chimique
Identifiants relevés dans les bases publiques de référence. Ils servent à vérifier qu’un certificat d’analyse parle bien de la même molécule que l’étiquette.
- Nom : tésamoréline
- Synonymes : TH9507, TH 9507, Egrifta (nom commercial)
- Formule brute : C221H366N72O67S
- Masse molaire : 5 136 g/mol
- N° CAS : 218949-48-5
- PubChem : CID 16137828
Pourquoi c’est important — À 5 136 g/mol pour 44 acides aminés, c’est l’une des plus grosses molécules du catalogue, plus de trois fois la masse du BPC-157. Un COA qui annonce une masse très éloignée de cette valeur ne parle pas de tésamoréline.
Structure
Quarante-quatre acides aminés : la séquence de la GHRH humaine (1-44), portant un groupe trans-3-hexénoyl sur la tyrosine en position 1. C’est cette modification qui distingue la tésamoréline de la GHRH native, et qui lui donne sa stabilité — la GHRH non modifiée est dégradée en quelques minutes dans le plasma.
L’identité se vérifie par spectrométrie de masse : à cette taille, une séquence tronquée ou une modification manquante changent la masse mesurée. Lorsqu’une analyse est associée à un lot, ce résultat est publié sur sa fiche.
Manipulation et stabilité du lyophilisat
Le produit est livré lyophilisé — une poudre déshydratée sous vide, stable à température ambiante pendant le transport. C’est la forme qui permet de l’expédier sans chaîne du froid.
Deux points spécifiques à cette molécule :
- Sa taille la rend plus fragile en solution qu’un peptide court. Quarante-quatre acides aminés offrent davantage de sites d’hydrolyse et d’oxydation qu’une chaîne de quinze.
- La forme sèche est la forme de conservation. La remise en solution est une opération terminale, pas un mode de stockage, et la conservation longue durée se fait au froid — chaque fiche produit précise ses conditions.
Pour le calcul des volumes, un calculateur de reconstitution est disponible. Il calcule des volumes et des concentrations, ce qui est de l’arithmétique : il ne recommande aucune dose.
Où vérifier ce que dit cette page
Une variante est achetable dès qu’un lot en stock la couvre, et les rapports d’analyse publiés se vérifient dans le registre d’analyses, lot par lot. La référence elle-même figure en fin de page, sous « Références au catalogue ».
Voir aussi
Les dossiers par objectif replacent la tésamoréline parmi les molécules qui visent le même but.
- Peptides et récupération musculaire — la tésamoréline y figure parmi les analogues de la GHRH recensés par les revues de 2026
- Sécurité et qualité des peptides — étiquettes à 99 %, pureté mesurée à 7,7 %, et ce que ce site ne mesure pas
- Reconstituer un peptide lyophilisé — solvant, conservation, et ce que la chaleur fait à une solution
- Ipamorelin — 5 aa, un autre axe de l’hormone de croissance, sans essai clinique publié
- Tirzépatide — également un médicament autorisé
- Rétatrutide — même champ métabolique, statut réglementaire différent
- Comment lire un certificat d’analyse — les six blocs d’un COA, et les six questions à poser devant un certificat
- Toutes les fiches
Sources
121 publications — requête « tesamorelin », relevé le 09/08/2026. Un volume de publications n’est pas une preuve d’efficacité.
- Effect of tesamorelin on visceral fat and liver fat in HIV-infected patients with abdominal fat accumulation: a randomized clinical trial — JAMA (2014)PMID 25038357
- Efficacy and safety of tesamorelin in people with HIV on integrase inhibitors — AIDS (2024)PMID 38905488
- Safety and metabolic effects of tesamorelin, a growth hormone-releasing factor analogue, in patients with type 2 diabetes — PLoS One (2017)PMID 28617838
- Effects of tesamorelin on hepatic transcriptomic signatures in HIV-associated NAFLD — JCI Insight (2020)PMID 32701508
- Effects of tesamorelin on neurocognitive impairment in persons with HIV and abdominal obesity — J Infect Dis (2025)PMID 39813152
- Effects of tesamorelin, a growth hormone-releasing factor, in HIV-infected patients with abdominal fat accumulation — J Acquir Immune Defic Syndr (2010)PMID 20101189
Références au catalogue
Produits destinés à la recherche en laboratoire uniquement. Usage non humain, non vétérinaire. Ni médicaments, ni compléments alimentaires, ni dispositifs médicaux : aucune page de ce site ne fournit de posologie, d’indication ou de conseil d’utilisation.
Cette fiche documente l’identité d’une molécule et l’état de la littérature — elle ne constitue ni une indication, ni une posologie, ni un conseil d’utilisation.